LÉAH MADDIX, LA COMPOSEUSE 59
3. C'était Roma pis Marie | b 5. C'était Justice à Bélonie, Qu'’aviont les plus grosses appétits, 5 Ils disiont, elle avait jamais tant ri. Ça leur faisait glouglou dans l’corps,
F
Oh! oui bien! ; ; é 6. La grand’ Madeleine assis’ d’un coin, os EE or Béatrice était encore plus loin. Bien quoi c’qu’était plus beau, 4. C'était Exéline à Willy, | bis Oh! oui bien! Elle avait jamais "té si /ively. Ils compreniont pas un mot. Si c'était à continuer, Et vous m'entendez bien. Oh! oui bien! Elle serait bétôt gâtée. Et vous m'entendez bien.
Jacqueline Gallant se rappelait environ la moitié des strophes. Il est intéressant de les comparer avec les couplets du texte de Léah et de constater les petits changements qui apparaissent. Ce qui m'a surtout frappé, c’est que Jacqueline nomme Exéline et Justine par
leur prénom, et non seulement comme les femmes de Willy et de Bélonie, comme Léah l’a fait.
Jacqueline et Annette, filles d’Albénie et de Philomène Arsenault, étaient des voisines de Léah à Saint-Gilbert. Annette allait d’ailleurs souvent visiter les Maddix. Léah a même composé une chanson à son sujet dans laquelle elle raconte un épisode de ses fréquentations.
Annette et Éphrem
Léah Maddix aimait taquiner les gens, et c’est dans cet esprit qu'elle a composé la chanson suivante où elle met en scène plusieurs jeunes du village. Elle y raconte la fin des fréquentations d’Annette et de son ami, Ephrem à Magloire Caissie, survenue après une partie de cartes chez elle. La décision de mettre fin à la relation est venue d’Annette, Apparemment, le jeune homme ne s'y attendait guère et la nouvelle bouleversante lui aurait fait passer une fort mauvaise nuit. Léah saisit aussi l'occasion pour taquiner Roma (sa fille «adoptive»)
qui, le même soir, est privée de la visite de son cavalier, Alyre Arsenault, en raison de maladie.